Groupe d’information sur les éoliennes (La Roche-en-Ardenne) 

 Dossier sur les coûts et les nuisances des éoliennes 

 

Le choix des sites éoliens en Belgique

     Le projet de parc éolien à La Roche-en-Ardennes est un des sites étudiés par Electrabel.   

     Les choix de sites proposés pour les éoliennes ont été particulièrement mal avisés en Belgique.
- 1) Devant le front de mer de Knokke, la cité la plus touristique de Belgique.
- 2) Près du champ de Bataille de Waterloo, le premier site historique et touristique de Belgique.
- 3) Dans la région centrée sur le château médiéval de de La Roche-en-Ardenne, la principale zone touristique de la Wallonie et des Ardennes et un site martyr emblématique de la Bataille des Ardennes en 1944.

     La figure suivante montre l'échelle verticale des éoliennes par rapport aux constructions de ces lieux.

Projets de sites éoliens   

       Les promoteurs cherchent peut-être à obtenir un  précédent pour pouvoir dire : « Puisque des éoliennes sont installées à l’endroit le plus touristique, on peut donc à fortiori en installer à un endroit moins touristique et moins résidentiel. »

    Les projets d’installation d’éoliennes prévoient en effet jusqu’à des plusieurs milliers d’éoliennes en Wallonie (selon EWEA) [45] et les promoteurs espèrent, en commençant par les cas les moins justifiés mais où les décideurs ont été acquis, réduire leur efforts pour obtenir les autorisations suivantes.

   En Flandre, les zones agricoles sont devenues des zones résidentielles, car les habitants sont plus des résidents que des cultivateurs. En conséquence, les parcs d’éoliennes y ont été finalement bannis, sauf sur les sites industriels ou publics. La même situation existe aussi en Wallonie où il n’y a plus que 3 à 5 fermes par village contre une centaine de maisons résidentielles (navetteurs, retraités ou résidences secondaires) mais des responsables wallons font semblant de ne pas le savoir et traînent pour changer l'affectation de toutes les zones agricoles en zones résidentielles.

     Ces erreurs de jugement sont probablement dûes à une méconnaissance des besoins des personnes ayant décidé de vivre à la campagne et de quitter l’atmosphère tendue et bruyante des villes. Ces campagnards, véritables amoureux de la nature, aiment l’environnement naturel et le silence. Par contre, des décideurs politiques sont des gens actifs et apparemment insensibles à la nature, au bruit et aux effets hypnotiques des turbines. Leurs goûts sont à l’opposé de ceux qui veulent résider à la campagne et qui doivent lutter pour se faire comprendre même en démocratie.

    Cela est illustré par l’exemple suivant : des environnementalistes avaient réussi à créer « le Parc des Deux Ourthe » pour y préserver  les beaux arbres existants dans des forêts non exploitées pour la rentabilité, ce qui gardait l’environnement naturel. Cependant, depuis que des politiciens ont pris le contrôle de ce parc, ceux-ci ont inclus dans le magazine du Parc des photos d’éoliennes particulièrement incongrues dans cet environnement bucolique.

    La désinformation des lobbies d’éoliennes est pour quelque chose dans le divorce que les éoliennes produisent entre des politiciens (élus pour résoudre d’autres problèmes) et leurs administrés. Les éoliennes ne servent pas à combattre le réchauffement climatique mais y contribuent fortement et vont empêcher des solutions plus efficaces. Les discussions sont ainsi brouillées par des idées fausses lancées par des lobbies industriels intéressés.

Étude des sites projetés

   Les 3 lieux cités ci-dessus sont particulièrement inadéquats pour des parcs d'éoliennes parce qu'ils maximisent les nuisances. Les éoliennes sont plus rentables en mer mais la Belgique (c'est-à-dire, la Flandre), après avoir occupé le Thorntonbank, n’a presque plus d'endroits pareils loin des côtes.

    Le site devant Knokke a déjà été rejeté mais ceux qui l'avaient autorisé sans avoir l'accord de la population sont maintenant attaqués par Electrabel pour rupture de contrat, ce qui risque d'occasionner des frais, non pour les décideurs mais pour leurs administrés qui vont voir les ressources locales s'évaporer pour payer leurs bêtises.

    Le site de Waterloo semble exclu depuis que des protestations seraient venues des descendants du vainqueur de Waterloo auquel la Belgique avait promis une reconnaissance éternelle.

     La Wallonie, où les vent sont faibles et irréguliers et où la densité d'habitation est élevée, n’est pas un endroit propice pour les éoliennes et n’a aucune raison de se sentir contrainte à engager sa population dans cette opération déficitaire. Comme l’électricité est payée par chaque habitant, la Wallonie devrait veiller à éviter des dépenses qui lui coûteraient d'autant plus cher si la Flandre refusait de payer pour des éoliennes trop déficitaires dans les prochaines 15 années.

    Les éoliennes sont particulièrement gênantes dans les lieux touristiques et historiques comme La Roche-en-Ardenne où le saccage serait préjudiciable à son importante industrie du tourisme. Les éoliennes doivent être le moins visibles mais les emplacements sur des crêtes ou en face des plages renforcent leur pouvoir de nuisance. Le Corumont est une petite montagne locale qui empêche de voir les éoliennes depuis le château de La Roche, mais il y a beaucoup d'endroits proches où on ne pourra plus regarder la vallée et son château sans être distrait par les éoliennes sur les crêtes. Les premières éoliennes étaient déjà disproportionnées au paysage et cela s’aggrave avec les gigantesques structures animées de 150 m de haut.

     Si l'Europe veut acquérir une compétence technologique pour installer des éoliennes, les modèles expérimentaux doivent être construits de préférence dans des zones industrielles où, tout en n’étant pas rentables, elles ne dégradent pas en plus l’environnement et où leur bruit est en rapport avec le bruit ambiant . 

      Les zones où il y avaient de grandes forêts sont une ressource d’avenir (biomasse). Les arbres nettoient l’atmosphère et attirent la pluie qui est une des richesses des Ardennes. La forêt de Soignes a toujours été considérée comme le poumon de Bruxelles. La forêt attire la pluie, une denrée de plus en plus rare. Les pays où l'on a défriché sont devenus arides. Notre environnement serait mieux amélioré en replantant les grandes forêts d’Ardennes qu’en y installant des éoliennes. Les forêts deviennent maintenant plus productives quand augmente le dioxyde de carbone dont elles se nourrissent et qu'elles éliminent.

     La Croix de Beausaint a une ancienne réputation comme un des plus beaux panorama des Ardennes.  Si l'on érige des éoliennes à proximité, il est facile d'en déduire que, de tous les lieux ainsi vus du panorama, on devra admirer un fouillis industriel de moulins animés et de feux à éclats la nuit. Même dans les projets de Waterloo, les promoteurs n'avaient pas osé mettre une éolienne au sommet de la butte qui est pourtant un beau poste d'observation bien éventé.

    Les riverains du site de Beausaint-Vecmont ont espéré que la nature les aiderait car les terrains de la crête sont peu stables et pourraient faire basculer les géants. Mais les ressources de fondations énormes semblent suffisantes pour qu'une société ose prendre ce risque. Il faudrait que, comme en France, le nouveau gouvernement, au lieu d'autoriser des parcs, puisse interdire la création de dettes implicites en Belgique et préserver la nature et le tourisme.

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