Groupe d’information sur les éoliennes (La Roche-en-Ardenne) 

 Dossier sur les coûts et les nuisances des éoliennes 

 

La Région wallonne a fait publier une brochure par un lobby éolien.

Cette page montre les innombrables erreurs que les lobbies diffusent.

Éolien : rumeurs et réalités

     Le lobby éolien Apere (financé par la Région Wallonne) a publié une nouvelle brochure : « Éolien : rumeurs et réalités » qui est analysée et critiquée ici et dans une brochure de Vent de Raison. L’Apere s’était déjà illustré par des sondages naïvement truqués mais que, malgré les critiques, il reprend comme des faits établis (rumeurs 11 et 12 et encart page 19). La façon dont les statistiques de ce sondage font dire que l’on accepte des éoliennes à moins de 1000 m est indigne d’un organisme sérieux. Le facilitateur éolien, Apere, démontre ici comme il l’avait fait ailleurs, qu’il est incompétent et au service des lobbies éoliens mais la Région wallonne lui donne une caution officielle.

     La propagande des lobbies éoliens est organisée au niveau mondial. Les même arguments et les mêmes mots apparaissent en anglais et en français dans une foison d'ONG créées dans chaque pays. (Les ONG sont une organisation bien meilleure que les firmes spécialisées en communication pour s'assurer à bas prix les services de bénévoles manipulés). Les arguments à combattre sont appelés des mythes. Ce terme provient de la propagande communiste). Les mythes trouvés en Belgique avaient auparavant été mis au point et publiés dans les pays anglo-saxons.

      L’Apere est brouillé avec les chiffres, n’ayant apparemment le concours d’aucune personne formée à la technique. Il faut donc répéter et démontrer qu’ils ne comprennent pas que leurs données sont erronées et que leur calculs sont contradictoires.

       Dans la rumeur 1, ils prétendent que la centrale de pompage/turbinage de Coo stocke l’énergie quand il n’y a pas de vent mais dans la rumeur 2, un monopole public (ELIA), bien qu’il ne puisse pas ouvertement aller à l’encontre du gouvernement dont il dépend, écrit que cette variabilité ne pourra pas être compensée uniquement pas la centrale de Coo. Le lobby Apere aurait pu étudier les explications sur notre site pour comprendre ce que sont les indices significatifs du pompage/turbinage. La centrale de Coo a été prévue avant l’éolien pour compenser la différence de consommation jour/nuit et permettre au nucléaire de fournir de façon constante de l’électricité à bas prix marginal. Les réservoirs supérieurs de Coo ne sont pas prévus pour stocker l’énergie entre les périodes venteuses et calmes. Elia profite de sa possibilité de s’exprimer pour prévenir qu’il faudra investir dans le réseau si l’on veut intégrer de l’éolien à une échelle plus grande (dépense que l’on peut éviter en ne sortant pas du nucléaire et en arrêtant le développement éolien).

      Dans les rumeurs 2 et 3, l’Apere prétend que les réseaux sont capables d’intégrer jusqu’à 20 % d’éolien et cite l’exemple du Danemark. Si le lobby avait étudié notre résumé des publications danoises, il aurait compris que l’éolien danois dessert une région comprenant la Norvège et la Suède, lesquelles stockent le surplus d’éolien dans leurs réservoirs d’hydroélectricité. L’éolien des Danois ne fournit en fait que 6 % de l’énergie de cette région à des prix tellement déficitaires qu’ils n’osent pas publier leurs comptes. C’est au-delà de 3 % à 6% d’éolien que des travaux de modernisation du réseau sont nécessaires comme démontré en Allemagne.

      Parmi les rumeurs citées, plusieurs n’ont jamais été propagées par des gens sérieux et ne méritent pas d’être étudiées, par exemple les rumeurs 4, 5 et 23.

      À propos de la rumeur 2, l’Apere ne comprend pas ce qui s’est passé au Danemark. La réduction temporaire de CO2 y est dûe au remplacement de centrales au charbon par des turbines à gaz qui produisent deux fois moins de CO2 par kWh généré. Le Danemark a ainsi profité de ses quelques gisements de gaz découverts en Mer du Nord mais, depuis que leurs réserves semblent s’épuiser, ils ont relancé des centrales au charbon et sont devenus un des pays émettant le plus de CO2.

       Selon une affirmation sûrement dûe au lobby éolien mais qui est écrite juste après des déclarations de la responsable d’Elia, Lise Mulpas (ce qui lui attribue de façon cavalière la responsabilité de ce qui suit : un réseau peut bénéficier d’un effet de foisonnement : « Quand le vent tombe ici, il se lève ailleurs ». Notre site explique pourquoi cet espoir n’a jamais été confirmé car il est contraire à la répartition naturelle des vents.

      Dans la rumeur 6, le lobby confirme son incapacité de comprendre la signification du facteur de charge. La CWaPE a démontré indirectement que le facteur de charge a été de 16,9 % en 2005 en Wallonie et non de 25 % ou plus comme le prétend l’Apere. Quand une éolienne tourne au moteur ou à petite puissance, elle ne sert à rien. Une stratégie pour remédier à l’épuisement des réserves en ne brûlant que 83% de combustibles fossiles au lieu de 100 % n’est ni suffisante pour résoudre le défi climatique, ni pour survivre au pic de production.

    Dans la rumeur 7, le lobby reconnaît que l’éolien a une production variable mais il ne veut toujours pas comprendre que les gestionnaires de l’équilibre du réseau ne peuvent assurer en permanence la fourniture d’électricité qu’en laissant des centrales au gaz tourner au ralenti pour que leurs chaudières et turbines restent chaudes et puissent ainsi fournir immédiatement de la puissance quand le vent tombera. Le lobby ne comprend toujours pas que la consommation peut être prévue avec précision mais que les variations de production éolienne sont un phénomène nouveau, peu prévisible, incontrôlable et d’une amplitude égale à la puissance éolienne installée. Le problème est aigu en Allemagne où les pannes d’électricité sont fréquentes.

      Dans la rumeur 8, le lobby démontre son incompétence technique en ne se rendant pas compte qu’il faut mesurer toutes les caractéristiques d’une machine pour juger de ses performances. Les fonctionnaires du gouvernement américain (Tennessee Valley Authority), ont ainsi mesuré que le facteur de charge d’éoliennes placées sur une haute crête passait de 23 % à 21,5 % à cause de leur consommation propre.

     Dans la rumeur 9, on explique l’avantage de l’électricité décentralisée, un argument que l’éolien utilisait au début. Il s’avère que, dés que la puissance éolienne devient considérable (par exemple 30 %, correspondant à une production de 6 % avec un coefficient de charge de 20 %), les endroits où souffle le vent sont éloignés de ceux où il y a demande d’électricité et le courant devra voyager de l’un à l’autre, surchargeant le réseau si on n’ajoute pas des lignes à haute tension. Les pertes sur les lignes, au lieu de diminuer, vont augmenter fortement. Les consommateurs, locaux et éloignés, devront payer pour ces investissements non indispensables et pour le surplus de pertes puisque les coûts du réseau de transport sont ajoutés à leurs factures d’électricité. Le lobby éolien a tout faux.

      La rumeur 10 confirme que les riverains n’ont aucun avantage. Certains promoteurs espèrent que les riverains ne s’opposeront pas à leurs projets en les associant, c'est-à-dire, en leur faisant payer une partie du capital pour toucher des bénéfices. En fait, ceux qui cotisent n’ont aucun pouvoir dans la société du promoteur qui récolte la plus grosse partie du profit, ne laissant que des miettes aux coopérateurs, lesquels sont rarement des riverains car la plupart ces ruraux n’ont pas assez d’épargne pour acheter des parts significatives. L’explication a le mérite de montrer que les subventions (sous forme de Certificats Verts) sont trop élevées et doivent être remboursées par tous les consommateurs, inconscients qu’ils se font ainsi dépouiller.

      La rumeur 11 sur l'immobilier est étudiée sur une autre page.

      À propos de la rumeur 12, la brochure affirme que les touristes vont affluer autour des centaines de milliers d’éoliennes européennes et délaisseront les espaces verts authentiques, devenus plus rares que les parcs industriels éoliens.

      Pour juger si la rumeur 13 est contraire à la réalité sur un cas concret, on peut chercher si les affirmations du lobby correspondent à l’histoire de la tentative d’installer des éoliennes à Vecmont-Beausaint. L’information des riverains a été confidentielle et partiale. C’est parce que quelques riverains se sont mobilisés que les autres se sont rendus compte des nuisances qui les attendent. Les règlements sont anarchiques. Le cadre de référence publié en 2002 et jamais voté est soit pris en compte, soit jugé non applicable suivant que cela arrange ou gène le promoteur. Le saccage du paysage est jugée harmonieux sans aucune justification rationnelle. Les études d’incidence sont partiales à l’avantage de ceux qui les paient. Le saccage du paysage wallon est contradictoire avec les traités signés par la Belgique concernant la protection du patrimoine et de l’environnement paysager.

      Les avis des seize organismes consultés sont ignorés. On a décidé de renforcer les transformateurs de la station de connexion électrique (Marcouray) aux frais du contribuable dès la première étude du projet de La Roche pour permettre la connexion du parc éolien. Le permis unique (mais dont seul une moitié est présentée) contient des erreurs fondamentales et il n’est pas possible de vérifier si la double erreur qu’il contient a été complètement corrigée dans le rapport (secret) de synthèse remis au ministre, un bel exemple de transparence empêchant le consensus local.

       La rumeur 14 est intéressante. Nous apprenons que, comme dans les autres pays, la rumeur accuse les bourgmestres de se laisser acheter pour accorder le permis (alors qu’ils ont assez peu de pouvoir dans ce cas et qu'ils y risquent un rejet de leurs électeurs) mais cette rumeur n’accuse bizarrement pas le reste de la chaîne de décision. Le raisonnement de l’Apere pour trouver la réalité concernant cette rumeur est étonnant. Pour arriver à garantir l’octroi d’un permis, les promoteurs « devraient soudoyer l’ensemble des organismes consultatifs ». Le cas de la Roche montre que la plupart de ceux-ci, ainsi que d’autres fonctionnaires, travaillent normalement mais que leurs conclusions sont ignorées. Il semble que l’Apere n’ait aucune idée de la façon dont la corruption fonctionne aux États-Unis, en Russie, à Charleroi ou ailleurs. Ceux qui ont le pouvoir et les petits groupes qui les soutiennent ne sont pas mentionnés par leur rumeur alors qu’ils sont au centre des décisions. 

      L’État a mis en place des contre-pouvoirs, par exemple, les opérations du ministère de l’énergie peuvent être refusées par le ministère de l’environnement. Un rapport de l’OCDE (2000) note que : « Le Danemark est inhabituel en ayant un ministre combinant l’environnement et l’énergie, ce qui rend la coordination proche de la subordination.» En Wallonie aussi, on a appliqué la méthode qui avait permis de saccager le paysage danois : un seul ministre cumule ces deux fonctions, lui laissant toute liberté de manœuvre. Quand l’arnaque éolienne est devenue évidente pour les Danois, les électeurs ont renversé les partis danois qui supportaient l’éolien et un nouveau gouvernement a supprimé les subsides éoliens. Espérons que la même suite arrivera en Wallonie avant que la catastrophe du saccage éolien ne soit trop avancée.

      À propos de la rumeur 15, la brochure justifie que les éoliennes sont adaptées aux pays densément peuplés en citant un autre pays, la Hollande, où il y en a plus pour une densité similaire. De nombreux comités anti-éoliens se sont constitués en Hollande, montrant que la population hollandaise y était aussi opposée qu’en Belgique, au point que la Flandre n’a pas osé s’opposer à cette contestation rédigée dans sa langue. En suivant ce raisonnement, pourquoi la Wallonie ne devrait-elle pas devenir communiste puisque que l’URSS l’a fait ?

      La rumeur 16 est illustrée par une photo de l’EWEA (lobby éolien européen) qui ne semble pas prise en Belgique où il n’existe aucune région agricole qui puisse accueillir autant d’éoliennes sans qu’on y trouve une maison. Les Flamands installent leurs éoliennes dans des zones industrielles. Les Wallons, arguant de vents moins forts près des usines, ne le font pas, montrant clairement que la rentabilité pour les promoteurs passe avant la décote immobilière et les nuisances pour les riverains. Les départements d'ONG travaillant pour des lobbies éoliens qui croient (?) que les parcs éoliens augmentent la valeur immobilière, parlent de captation des plus-value, ce qui signifie que les promoteurs devraient rembourser les riverains pour que ceux-ci captent les moins-values. Le saccage du paysage wallon n'émeut pas les incultes en art.

      La rumeur 17 montre que le lobby éolien ne sait pas que, pour les grandes éoliennes actuelles comme dans le projet de La Roche, il faut des fondations de béton d’au moins 1000 tonnes et plus si nécessaire après un examen du terrain (qui ne se fera qu’après acceptation du permis de construire). La masse pourrait doubler si on construit des mats en béton, plus épais, plus lourds et plus visibles mais moins chers que les mats en acier dont le prix a augmenté.

      La rumeur 18 est justifiée par de nombreux squelettes d’éoliennes anciennes dans d’autres pays. Grâce aux protestations des comités de défense, les autorisations ajoutent maintenant la restriction que des garanties bancaires soient réservées pour le démontage.

      La rumeur 19 fait référence à une carte Felz secrète. Seuls ceux qui la connaissent peuvent en tenir compte mais sont supposés ne pas spéculer en revendant les biens proches des projets ou en achetant le petit terrain où l’éolienne se construira  (La commune de La Roche spécule sur ces terrains, ce qui est préférable à laisser des tiers s'y incruster). Cette carte est peut-être secrète pour ne pas divulguer si est vraie la rumeur qu'on y utilisait une distance plus raisonnable (ou moins franchement délirante) aux habitations.

      La rumeur 20 est réelle : les émissions TV, y compris les futures émissions de TV sur téléphone mobile pourraient être brouillées. Cela est signalé dans les objections de la RTBF au permis de La Roche. Les riverains ne croient pas que les promesses de changer les antennes d’émission seront tenues, pas plus que l’installation d’un bouton pour arrêter les éoliennes quand on constate un effet stroboscopique. La raison est qu’ils devront prouver la nuisance avant qu’on y remédie quelques années plus tard.

      La rumeur 21 s’attaque à la plainte la plus fréquente des riverains, le bruit. Le lobby éolien a trouvé une organisation chargée de lutter contre l’absentéisme pour raison de santé, l’Affset. Cet organisme antisyndical français a comme politique de ne pas tenir compte de ce que l’on n’a pas encore pu prouver dans les tribunaux locaux, par exemple que les éoliennes nuisent à la santé. L’Affset est en opposition avec les autres organismes médicaux. Les sons graves portant à plus grande distance et qui se répètent sur un rythme lancinant sont insupportables pour beaucoup de riverains. La politique de l’Affset (ignorer toute nuisance qui ne soit prouvée)sert encore dans l’encart de la page 24 où le principe de précaution est superbement ignoré.

      La rumeur 22 montre que l’Apere ne comprend pas le sens des mots. Les éoliennes attirent le regard, un phénomène psychologique de captage inconscient de l’attention (dit ‘hypnotique’ ou en anglais ‘pregnant’) qui entraîne qu’on ne peut plus laisser errer son regard sur le paysage et en jouir de façon relaxée. L’Apere ne connaît que le sens premier du mot : « qui endort », une méthode  pratiquée par des hypnotiseurs professionnels. En se contredisant dans ses usages des termes, l’Apere pense que ce dernier effet existe et que ceux qui regardent suffisamment longtemps les éoliennes bénéficient d’un effet relaxant ! Ceux qui sortent d’une séance d’hypnose légère sont ainsi relaxés !

      La rumeur 24 n’a que le seul argument suivant pour que les riverains ne contestent pas les flashes qui défigurent l’horizon nocturne. « Ces flashes lumineux sont actifs la nuit lorsque la majorité des habitant dorment ». Tant pis pour le riverain qui se permet de rester éveillé à ces heures indues.

      La rumeur 25 explique que les accidents sont rares. On a recensé jusqu’ici une centaine de rupture de pales avec projection mais les projets d’accroissement du nombre d’éoliennes vont multiplier les risques, laissant prévoir une centaine d’accidents par an, d’autant plus dangereux que les moulins sont plus lourds et qu’il y aura plus de riverains à proximité. « Dans les zones nordiques, des systèmes de dégivrage des pales sont aussi installés pour faire fondre la neige accumulée sur les pales et éviter ainsi la projection des bouts de glace ». Sur les plateaux ardennais où le système de dégivrage ne semble pas installé, on observe du givre le matin pendant, disons, 3 mois de l’année. Un glaçon bien lancé à 300 km/h peut tuer mais on semble espérer que le dieu qui a protégé les moulins jusqu’ici va continuer à être clément et que les riverains ne vont pas se faire du souci.

      La rumeur 26 est combattue en montrant que les oiseaux sont actuellement décimés mais ne le doivent qu’en petite proportion aux éoliennes, sauf les chauves-souris, les rapaces et les migrateurs. On a constaté que le projet de La Roche se trouve entre deux endroits où nichent des cigognes noires mais on n’a pas prouvé qu’elles aillent de l’un à l’autre. Comme pour la santé des humains, les nombreuses procédures sont des écrans de fumée qui ne protègent de rien tant qu’une nocivité n’est pas prouvée.

     La rumeur 27 que l’électricité éolienne revient trois fois plus chère que l’électricité traditionnelle n’a pas été citée par l’Apere car elle est vraie. Si un pays (sans nucléaire) produisait 90 % de son électricité par des moyens traditionnels et arrivait à remplacer les 10 % restant avec de l’éolien, le prix global augmenterait comme 90 + 3 x 10 = 120. Le tarif d’électricité (sans les coûts de transport, de distribution et les taxes) augmenterait ainsi de 20 %, ce dont les citoyens devraient être avertis avant de le constater sur leurs factures. En plus, l’amélioration nécessaire du réseau amènera encore des accroissements de coûts. Si le prix du gaz augmente, le prix du backup augmente en même temps et l'éolien reste plus cher et plus nocif pour le climat que d'autres méthodes.

      L'Apere prend prétexte de la publication de ce rapport pour d’autres affirmations, par exemple sur le nombre d’emplois locaux des éoliennes. Dans la brochure, l’Apere ne semble pas préoccupée par le fait que les emplois éoliens sont actuellement presque tous au Danemark ou en Allemagne mais deviennent 368 000 emplois locaux en 2020, emplois payés, sous forme de subsides, par tous les consommateurs d’électricité. On ne s’interroge pas pour savoir si le capital englouti dans les éoliennes n’aurait pas pu être économisé ou utilisé ailleurs pour créer des d’emplois utiles là où les Belges ont des compétences.

       Les lobbies éoliens ont l’habitude de faire endosser leurs affirmations par des autorités. Malheureusement, la plupart des questions d’installation d’éoliennes n’est pas lié au domaine de compétences de ces personnes. En tête de brochure, un climatologue belge, connu pour ses sympathies pour les positions antinucléaires du lobby Greenpeace, fait un plaidoyer pour les renouvelables mais n’est pas, comme les experts du GIEC, formé à calculer le prix de revient d’une solution globale électrique. Nous avons montré plus haut comment on agençait la mise en page de la brochure pour faire endosser une déclaration discutable à une responsable du réseau belge. Les personnes du secteur de l’énergie, à qui on demande de dire un mot en faveur de la politique éolienne, ne peuvent pas dénigrer ceux dont ils dépendent dans un système de gestion de l’électricité dépendant lourdement du ministère de l’énergie. La brochure remercie des organisations et les lobbies dépendant des subsides de l’État après avoir scandaleusement déformé certains de leurs messages.

      Le ministre Antoine a imprudemment écrit une préface pour cette brochure pleine d’erreurs. La brochure affirme que « à terme, l’éolien pourra être mis en œuvre sans aide » (page 13). Ainsi, les futures éoliennes (qui produisent actuellement un courant 3 fois plus cher) seront rentables quand elles auront été mises au point. Tout ce que l’on fait actuellement dans l’éolien on-shore n'est pas encore rentable. parce que les dispositifs ne sont pas au point. Donc, à part des recherches, toute dépense devrait donc être reportée jusqu’à ce terme. Cela fait apparaître la gestion incohérente du ministre qui se targue d’avoir mené une politique « volontaire », c'est-à-dire d’avoir dépensé stupidement l’argent des Belges dans des travaux qui ne sont ni rentables, ni utiles et qui ne pourraient le devenir que si des recherches étaient entreprises avant production et aboutissaient. Ces travaux ne sont pas à fortiori d’utilité publique puisque la Wallonie, dont la production d’électricité est excédentaire, a déjà fait des dépenses non indispensables pour dépasser les seuils d’installation demandés par l’Europe.

      Il semble que le ministre Antoine ne voie que ce qu’il désire car il prétend que « l’éolien s’appuie sur deux principes : intégration régionale et consensus local », alors que c’est le contraire. Les éoliennes ne s’intègrent pas dans les quelques rares espaces verts restant au milieu de zones entourés densément d’habitations. Le ministre semble croire que « les parcs éolien sont accueillis positivement par la majorité des riverains » alors que cela n’est affirmé que par un sondage maladroitement faussé. Le consensus local se révèle être en fait une révolte locale de riverains dans tous les lieux que des promoteurs se sont attribués de façon anarchique.

      Alors que les promoteurs croyaient pouvoir raconter n’importe quoi aux futurs riverains, certains de ceux-ci, aidés par des gens de l’extérieur, ont mis en évidence les mensonges intéressés des promoteurs éoliens et de ceux qui les aident. Les habiles lobbies éoliens ont les moyens de convaincre les journaux et les médias pour célébrer leurs messages soi-disant écologiques mais pas de persuader ceux qui réfléchissent. Ils mettent en compétition les pays pour leur degré de stupidité économique (ou de corruption) en les classant par le pourcentage d’éolien déjà installé. La Wallonie se classait encore de façon prudente et non dogmatique jusqu’au dernier changement de ministres.

      Dans la préface, le ministre s’interroge pour savoir qui croire, de Vent de Raison ou des lobbies éoliens mais il n'agit pas, pendant cette p����riode de réflexion, pour arrêter les frais tant que 'il ne sait pas s'ils sont utiles. Nous l’informons que les citoyens concernés (les riverains qui ont pris le temps d’étudier le problème) ont conclu, comme les Danois il y a 4 ans, que l’éolien terrestre est une erreur monumentale. Il semble que le ministre, encore intoxiqué par les éloges distribués par les messages médiatiques des lobbies éoliens complaisants, ne soit pas encore arrivé à comprendre la problématique de l'éolien malgré les critiques des membres du Parlement wallon. Le ministre, qui fait semblant d’hésiter sur sa responsabilité, continue cependant à se laisser guider par des lobbies éoliens intéressés.

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